jeudi 4 octobre 2007

L'eau, la paix et le rat

Puisque d'après certains, je ne suis qu'un être superficiel (oui, j'adore les ragots, potins et autres petits comérages, et alors !!!), faisons un peu de culture.

La mode étant à faire une critique de ce que l'on a lu, vu ou entendu, je vais vous faire la critique du dernier film que j'ai vu ("Sissi et les 606 Cicéron circoncis).......... Heu.... Non, finalement, je vais pas faire ça......

Parlons plutôt d'opéra et du "Capriccio" de Strauss (Richard de son petit nom). L'argument (le résumé pour les novices) est simple : l'anniversaire d'une comtesse arrive et des artistes (un poète et un musicien) enamourés de cette dernière doivent produire leur oeuvre. La comtesse devra donc choisir entre ces deux hommes, entre la parole ou la musique.

Car le sujet sous-jacent de cet opéra est le suivant : qui de la parole ou de la musique doit primer dans un opéra ? Cette question est une question fondamentale de l'opéra. Si l'opéra allemand wagnérien et straussien font primer la parole (c'est-à-dire le texte) sur la musique, l'opéra italien et français ont toujours fait primer la musique. Libre à chacun de choisir son camp. Pour ma part, je préfère l'opéra italien ouvert aux grandes voix puissantes et agiles (Callas dans Norma, Dessay dans la Traviata...). Qui plus est, ce que j'aime dans l'opéra, c'est justement cette capacité de par une note, un son d'instrument, de faire passer une émotion.

Pour en revenir à notre opéra (Capriccio pour ceux qui ont oublié...), je dois dire que j'ai passé un bon moment. Certes, l'opéra allemand m'ennuie par ces textes trop chargés au détriment de la musique et de la voix, par ces voix pour le coup agiles mais pas puissantes, mais cependant, cet opéra fut très agréable. D'abord, il vaut le coup pour un rôle, celui de La Roche, metteur en scène fort comique qui pense que la musique et la parole ne sont rien sans la mise en scène. Sa voix (une basse) vaut aussi le détour et m'a procuré de vraies émotions. Très charismatique, il envahit la scène à chaque apparition.

En outre, les décors (et surtout le décor de l'acte final) sont absolument magnifiques (très fréquent dans les mises en scène des opéras allemands - cf. "le chevalier à la rose" du même Strauss joué à Paris l'an dernier). Et puis, comme je vous l'ai dit, le thème évoqué est vraiment intéressant car il constitue la grande question qui hante l'opéra depuis toujours.

Bref, sans être l'opéra du siècle, ce Capriccio est très divertissant et mérite qu'on s'y arrête.





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