samedi 27 septembre 2008

Une journée à l'Assemblée Nationale

Mail de mon chef « rendez-vous demain matin à 9h15 à l’Assemblée Nationale pour les discussions relatives au projet de loi».

Me voilà donc le lendemain à 9h15 à l’Assemblée. La discussion doit commencer à 9h30.

10h00… Ah ça y est, ça commence enfin. On rentre donc dans l’hémicycle. Un député communiste prend la parole : « on devait commencer à 9h30, il est 10h00. Comme le ministre a pris son temps pour finir son petit déjeuner, je demande une suspension de séance d’une demi-heure ». Suspension accordée…

10h30 : la séance reprend. Le président du groupe socialiste prend la parole « Monsieur le Président, notre groupe de travail se réunit à 11h00 tous les mardis. Comme nous avons commencé en retard du fait du ministre, je demande une suspension de séance d’une heure afin de mener notre réunion ». Suspension accordée… Je suis las…

En attendant, café puis ballade dans l’Assemblée (je kiffe mon badge qui me donne accès à toutes les salles). Y’a pire pour bosser…

11h30 : La séance recommence (enfin !). Nous devons intervenir sur l’article 1er de la loi, mais avant cela il y a un amendement créant un avant article 1er qui doit être débattu. Le contenu de cet amendement : modifier la dénomination du titre 1 d’un code quelconque, bref, rien de transcendant… Pourtant, les débats vont durer 1 heure sur le sujet… On en appelle à Platon, aux théologiens de Byzance… Les uns et les autres étant de mauvaise foi, des noms d’oiseaux volent à travers l’hémicycle. A un député communiste qui prend la parole, un député UMP lance « Retourne en Corée du Nord ! ». Très sympa…

S’ensuit une demi-heure de discussion générale sur le fameux article 1er où les uns disent tout le mal qu’ils en pensent et les autres tout le contraire. Ca continue de chahuter sévère dans l’hémicycle qui s’est un peu plus remplie que ce matin

12h30 : la première séance de la journée est levée, les amendements relatifs à l’article 1er n’ont toujours pas été discutés… Deuxième séance à 15 heures…

15 heures : ouverture de la deuxième séance de la journée. Je prie pour que ces foutus amendements soient débattus au plus vite !

La discussion générale continue… Je m’intéresse de moins en moins à ce qui est dit… Heureusement, les sièges sont confortables…Vers 15h30, on aborde enfin ces putains d’amendements ! Je me réveille un peu pour le coup.

Bon, là on rentre dans le vif du sujet ! Les députés se sont bien chauffés depuis ce matin, le gentil chahutage de la matinée vire presque à la foire d’empoignes… Même pour discuter un amendement, on met des heures… J’aurai dû emmener le journal moi aussi (oui j’en vois en train de lire le Figaro ou le Monde, c’est selon…).

Ah, tiens, un député pose des questions techniques… Ouais, il suffit de connaître les principes généraux de la fiscalité et on comprend le texte, enfin… On prépare rapidement une réponse pour le ministre. Il prend la parole… Ah, tiens, il dit le contraire de ce que j’ai dit… Pas grave, tout le monde s’en fout, le député qui avait posé la question trouve qu’on a pas répondu à sa question et que le Gouvernement se fout de lui… Ca gueule encore plus…

Ah, tiens, voilà le fameux amendement, celui qui nous posait le plus de problème… Bon, de toute façon, Matignon avait arbitré dans un sens défavorable (l’amendement doit donc être rejeté en principe)… Ah…. Avis favorable du Gouvernement… Heu, c’est le contraire qui a été arbitré, non ?… Amendement mis aux voix… Il est adopté… Bon, j’ai dû louper un épisode c’est pas grave…

18h00 : Enfin tous les amendements nous concernant ont été discutés… J’ai l’impression d’avoir été dans une cour de récréation toute la journée… Et dire que le mois prochain, on remet ça avec les sénateurs… Remarque, ils sont tous vieux, ils devraient faire moins de bruit…

jeudi 25 septembre 2008

Les nouvelles technologies et moi, c'est de famille...

Alors après vous avoir parlé de mon artiste de frère, je vais vous parle de ma très chère mère...

Ma maman, elle est cool : je l'appelle par son prénom, je fais des combats à coup de tranche de saumon cru dans la tête avec elle et ça la fait rire (véridique...), elle fume ses sets te table en joint avec mes potes (hein Caïpirhinia ?)... En plus, c'est une cuisinière hors paire. Pour ceux qui me connaissent, à côté, ce que je fais, c'est du Flunch...

Mais par contre, ma mère elle a un défaut : niveau technologie, elle a jamais dépassé la préhistoire. Le jour où mes parents ont eu un ordi, ça a été une crise de rire : avec mon frère, on a dû écrire à ma mère toute la procédure pour allumer l'ordi sur un calepin (mais genre "appuie sur le bouton power" avec le dessin inscrit sur ledit bouton pour qu'elle pige bien...).

Tout ça pour dire qu'hier, je suis sur mon mac à discuter avec un pote sur msn quand je vois que mon père est connecté. Sachant que vu l'heure il bossait encore, je me dis que ça doit être ma mère (msn se connecte dès le démarrage sur leur ordi). Et là, j'ai beaucoup ri, je lui ai envoyé pendant 10 minutes des messages. Au bout de tout ce temps, je reçois enfin une réponse "tu fais chier, je sais pas me servir de ce truc" suivi de "et en plus j'ai pas mes lunettes, je vois mal les touches". Bref, moi je me marre, on discute encore un peu mais j'abandonne vite, ma mère tapant avec deux doigts et m'envoyant des messages d'une dizaine de lignes... Je finis par lui dire que c'est une vraie geek maintenant.

Je finis donc par l'appeler et là je me marre encore plus. Elle me dit donc qu'elle entendait un bruit bizarre sur l'ordinateur et qu'elle comprenait pas, qu'elle était à deux doigts de m'appeler moi ou mon frère parce qu'elle comprenait rien, et qu'au bout de 10 minutes, voyant un truc clignoter dans la barre d'état, elle a osé cliquez dessus.

Bref, ma mère était toute fière d'elle. Mais j'ai encore plus ri quand elle a fini par me demander "Mais pourquoi tu m'as traité de "djik" ? (geek) Ca veut dire quoi ?" Mouhahahaha !!! Ma mère avec son ordi, elle est pire que moi :).

mardi 23 septembre 2008

La crise expliquée avec mes mots à moi - Episode 2

Où "comment c'est là que ça a merdé"...

Pour l'instant, ça va...

Alors au début, tout marche super bien. L'économie US elle va super bien, l'essence est pas cher, tout le monde s'achète un Hummer, c'est cool. Même Kevin, il est encore plus gros, avec un job toujours merdique mais il arrive à rembourser son prêt. Et puis tous les jours il va sur seloger.com, et il regarde des maisons qui ressemblent aux siennes, et le mec de l'agence il avait raison, la baraque de Kevin, là elle vaut au moins 150.000 $ !!!

Et puis le Monsieur qui prête il est content aussi. Le gros Kevin, il rembourse bien, y'en a d'autres qui craquent et remboursent plus mais il s'en fout, il met les gens dehors et revend leur maison. Et comme les prix sont hauts, ben lui ça lui rembourse l'argent avancé.

Bill, c'est pareil, il est aux anges. Il se gave avec les intérêts des prêts super pourris et en plus comme les autres prêts qui rapportent moins rapportent quand même, ça se développe à mort, tout le monde en achète et pas que des people US : y'a même des banques européennes qui en achètent, des fonds de pension... Bref, c'est la belle vie.

Y'a comme une couille dans le potage

Et puis un jour, ça commence à merder... L'essence, elle est vraiment de plus en plus cher et les maisons aussi. Alors, on sent comme des tensions. Les gens ils sont pas cons. Orson par exemple, lui aussi il veut acheter une maison. Mais il trouve qu'il a beaucoup de frais : l'essence elle est super chère et son Hummer il est gourmand d'essence. En plus, à cause des chinois qui sont des milliards et de plus en plus riches et qui bouffent comme pas deux, quand il va faire ses courses au Leclerc, il ressort avec une addition salée. Et puis, c'est pas avec sa carte de fidélité de merde qu'il arrive à faire des économies bordel !

Alors Orson, il se dit "ben je vais attendre moi avant d'acheter". Et puis, Tom, le voisin d'Orson, comme il a discuté avec lui, il fait la même chose, il attend parce qu'il trouve que lui aussi là, la vie est trop chère. Sauf qu'à force, y'a trop de gens qui font comme eux, et les vendeurs de maisons, ils arrivent plus à vendre comme ils veulent. Alors pour que Orson il achète sa maison, ils sont obligés de lui faire une réduc de la mort qui tue. Résultats, la baraque qu'on voulait lui vendre 150.000 $, Orson, il l'a négocié à 100.000 $.

Par contre, Kevin là il s'inquiète. Il continue à aller sur seloger.com et il se rend compte que sa baraque, elle vaut plus que 100.000 $. Alors comme il a pas tout compris quand le monsieur lui a accordé son prêt, il saisit pas les implications qu'il y a derrière... Mais Bill, lui, il le sait. Et il commence à s'inquiéter. Parce que Kevin, il arrive à rembourser, ça va, c'est cool, mais y'en a d'autres qui y arrivent pas. Alors, on les a foutu à la rue et on a vendu leur baraque. Sauf que Bill, il croyait que la maison achetée par le pauvre à 100.000, elle serait revendue 150.000. Et Bill, il est comme un con parce que la baraque, elle a été revendue à Orson qu'à 100.000 $. Et le pauvre, ben il doit encore 50.000 $... Donc bon, comme le pauvre il rembourse plus, Bill il verse plus d'intérêt au fonds de pension qui lui a acheté ses produits "parrainez un pauvre".

Là où ça merde complètement

Comme la vie elle est super chère, que la guerre en Irak elle a coûté des milliards et que Céline Dion elle a pas réussi à faire "sold out" pour toutes ses dates à Vegas, c'est la crise économique !!! On vend plus de Hummer et des grosses voitures parce que l'essence elle est trop chère donc on supprime des emplois. Sauf que Kevin, il était employé sur la chaîne de montage des Picasso à Sartrou City, Kansas... Alors Kevin, il est comme un con : il a plus de boulot et il doit rembourser la maison. Et puis Kelly en plus, elle peut pas l'aider, elle a fini par se barrer avec Samantha la voisine... Résultat des courses : on le fout à la rue, il a plus d'emploi, plus de maison, et il doit encore de l'argent au gentil monsieur qui lui avait prêté les 150.000 $...

Bill aussi c'est la merde pour lui... Parce que comme la crise, ça touche tout le monde, y'a quasiment plus aucun pauvre qui rembourse ses prêts ! Donc Bill, il a arrêté de verser des intérêts à l'américain, au fonds de pension et là a banque européenne qui avaient acheté ses produits "parrainez un pauvre". Et en plus, lui il fait ceinture aussi parce que les produits les plus pourris qu'il avait gardé, ça lui rapporte rien, walou !

Alors là, c'est la panique généralisée. Bill, il a plus un rond, ses produits ça lui rapporte plus rien et plus personne ne veut en acheter ! Donc, il va devoir mettre la clé sous la porte... Et puis le fonds de pension américain et la banque européenne eux aussi ils sont dans la merde, parce que d'une part, ils ont plus d'intérêt sur leurs produits "parrainez un pauvre" mais en plus, ces produits à la con, ils peuvent pas les revendre, plus personne n'en veut ! Résultat, ils avaient acheté ça 10.000 $ et aujourd'hui, ça veut 1 $ à tout casser... Donc c'est la merde grave... Parce que si le fonds de pension il met la clé sous la porte, c'est plein de retraités américains à qui ont pourra plus payer les retraites. Et si la banque européenne elle ferme, c'est la merde grave parce que là c'est les people qui vivent en Europe qui vont s'en prendre plein la gueule...

Alors y'a que deux solutions pour Georges B. : les petites banques qui ont vendu qu'à des américains, tant pis pour leur gueules, elles ont que crever, fallait pas jouer aux cons ! Bon par contre, pour la banque de Bill c'est plus problématique parce que Georges, s'il la laisse crever, il va s'attirer les foudres des retraités US et de Nicolas Sarkozy et d'Angela Merkel ! Et pis Georges, il aime pas Nicolas parce qu'il est petit, qu'il parle fort et qu'il saute partout... Et puis Angela, elle est moche et elle est trop sérieuse, c'est pas cool non plus. Alors Georges, pour la banque de Bill, ben il la rachète au nom de l'Etat. Comme ça, la banque de Bill est sauvée et tout le monde il sera content !!!

Finalement, tout est bien qui finit bien !!! Sauf que Kevin, ben il a toujours pas de boulot et il est toujours à la rue...


dimanche 21 septembre 2008

La crise expliquée avec mes mots à moi - Episode 1


Un subprime c'est quoi ???

Alors ça c'est simple. C'est l'histoire de Kevin, un gros américain obèse qui mange beaucoup mais il a pas beaucoup de sous et un travail plus que précaire. Mais sa femme Kelly est jalouse de Samantha, la femme de son voisin qui pavane depuis qu'elle a acheté sa maison de banlieue avec barrière blanche, enfants qui courrent dans le jardin et labrador au pas de la porte.

Alors Kelly, elle s'énerve parce qu'elle veut aussi sa maison. Mais Kevin, il a pas assez d'argent. Alors, il va voir des banquiers mais les banquiers ils sont pas cons, ils lui disent "Bon Kevin écoute, t'es gros et gras donc tu risques de claquer très vite... En plus ton boulot il est pas stable et t'as pas un rond pour financer ton crédit (et pis ta femme elle est même pas fuckable en plus...). Donc pour le prêt, désolé mais y'a pas moyen..."

Alors Kevin, il est déçu quand même parce que Kelly elle va pas être super contente. Heureusement, en rentrant il passe devant le magasin d'un type qui dit qu'il prête à tout le monde même aux pauvres. Alors Kevin, il s'arrête, il rentre et il explique au Monsieur son projet. Le Monsieur, il est cool, il lui dit "pas de problème Kevin. Tu veux une maison qui coûte 100.000 $ ? Moi, comme je sais que le prix des maisons, il arrête pas de monter, ta baraque, dans 10 ans, elle vaudra au moins 150.000 $ ! Alors moi, je te prête 150.000 $. Tu rembourses comme tu peux et si jamais tu peux pas, bon c'est pas grave parce que je garantis mon prêt sur ta baraque que moi je dis qu'elle vaut 150.000 $ à long terme. Donc si tu peux plus payer, moi je te fous dehors, je revends ta baraque et puis c'est bon, t'as remboursé ton prêt et moi je suis sauvé".

Et pis surtout, le Monsieur, ils s'en fout parce que c'est pas lui qui prête l'argent. Il est pas con, le gars, il va demander à une banque de lui prêter l'argent que lui même il prêtera ensuite au gros pauvre !

Kevin c'est normal il est trop content. Et vu qu'on l'a traité toute la matinée de gros type qui allait bientôt mourir et qui avait pas une thune, ben il signe direct le prêt. Et quand il rentre à la maison, Kelly elle est super contente même que pour le coup, il peut lui faire l'amour dans les fesses...

Mais pourquoi les banques elles ont fait ça ?

Alors la banque qui a prêté les sous au monsieur qui à prêté à Kevin, elle s'inquiète un peu au bout d'un moment parce que ça lui fait un tas de dettes de merdes. Donc elle réfléchit comment elle pourrait se faire encore plus d'argent avec des types comme Kevin. C'est là que Jhon Smith, le djeun's financier qui vient de rentrer il a une super idée. Il dit à Bill son boss :" Ecoute Bill, voilà mon idée. Nos créances de merde là, on va en faire des produits de placement. On va dire aux gens "hé les gens, devenez parrain d'un pauvre en achetant un placement sur le prêt d'un pauvre! C'est risqué c'est sûr mais l'économie va super bien donc c'est pas si risqué que ça. En plus, vous ferez une bonne action, le pauvre il aura l'air d'être important et moi je vous promet de vous donner des intérêts. Et comme je suis cool, plus le pauvre que vous parrainez est vraiment dans la merde, plus l'intérêt sera important !". C'est trop cool comme idée non ???". Et là, forcément, Bill, il trouve ça génial et il dit ok, on y va.

Par contre, comme faut les vendre leurs merdes, faut faire de la pub. Bill il demanderait bien à Bruce Willis de venir vanter son truc mais il trouve que ça fait pas super sérieux, trop cheap. Il demanderait bien aussi à Madonna de passer une vidéo sur les placements des pauvres pendant son concert, c'est sûr ça serait cool, mais Madonna elle veut pas parce que entre Mc Cain, Hitler, Gandhi et Obama, y'a plus de place dans ses vidéos. Alors, Bill a une idée. Il demande au super prof en chef qui note les produits de placement de mettre des notes à ses produits de merde. Comme Bill est pas con, il classe ses prêts de merde en trois tas : prêts classiquement merdeux, prêts originalement merdeux et prêts vraiment merdeux. Alors le prof, il se fait avoir et il met une bonne note à la première catégorie, une moyenne à la deuxième et une note de merde à la troisième.

Comme Bill l'avait dit, pour le bien noté, l'intérêt qu'on donne au pequenot qui parraine le pauvre il est faible. Le plus mal noté, c'est l'inverse on lui met un gros intérêt. Et comme Bill il est vraiment pas con, il a compris que personne n'achètera le placement le plus mal noté, c'est normal ils sont pas cons les amerlocs. Alors Bill, il se dit "ben nous on se le garde le plus mal noté, comme ça on va se faire des couilles en or en se servant le plus gros intérêt !!!"

La suite, eu prochain numéro...

jeudi 18 septembre 2008

Histoire de religion

Petit cours d'histoire des religions par Polyphème. Mouhahahaha !!!

Et c'est par ici...

mardi 16 septembre 2008

Pub pour les cuistots en herbe

Pour Noël, mes parents m'avaient offert des cours de cuisine chez Lenôtre. J'ai donc pris mes cours en juillet (c'était tip top au demeurant). Lors de ce cours, on nous avait remis un dossier avec des adresses où se fournir.

Le week-dernier, je suis donc allé faire un tour dans ces boutiques histoire de voir.

La première, Gourmayat (3 rue Dupuis dans le 3ème), est un épicier triturateur (on ne rigole pas, hein...). Bon, moi aussi, quand le vendeur m'a dit ça, ça m'a pas beaucoup avancé. Alors pour info, un épicier triturateur est un épicier qui propose un produit qu'il a préparé du début à la fin. En gros, ils ont des champs de culture ou, au pire des producteurs et ensuite ils font eux-mêmes leurs sélections de produits, leurs mélanges, le conditionnement des produits... Bref, c'est du produit tip top de qualité.

En plus, quand je suis rentré dans la boutique, le vendeur m'a demandé si je connaissais le magasin et suite à ma réponse négative, j'ai eu droit à une visite complète du magasin avec explications détaillées sur les produits, dégustation de certains produits (miam !!!) et droit de sentir à chaque fois tous les mélanges d'épices. Le vendeur est un vrai connaisseur et un vrai passionné ce qui rend la visite encore plus intéressante. Bref, je suis resté 3/4 d'heure dans le magasin et je suis parti avec un large échantillon de produits.

Le second magasin, c'est l'épicerie Delot ( rue Tiquetonne dans le 2ème). Là, c'est une épicerie spécialisée dans les matières premières pour la pâtisserie et un peu la cuisine (chocolat, fruits secs, fruits confits, vanille, miel...) à l'ancienne : un grand capharnaüm de produits en tout genre. Le vendeur est un vendeur à l'ancienne avec sa blouse rouge très compétent qui vous renseigne avec plaisir et vous donne des conseils sur l'utilisation des produits que vous achetez. J'en suis ressorti avec un gros pot de vrais fruits confits, un miel de châtaigne extra pour faire du pain d'épice et un pot de fèves tonka pour les gateaux au chocolat (rien que d'en parler, j'en ai l'eau à la bouche...).

Bon, après, vu que j'étais à côté de la rue montorgueil, j'y ai fait un petit tour me rappelant qu'on m'avait dit qu'un pâtissier réputée parisien y était installé (la pâtisserie Stolher pour être précis). Et là quand vous rentrez (et que comme moi, vous aaaaaaaadorez les petits gateaux), vous avez envie de tout acheté ! Je me suis quand même freiné et ne suis ressorti qu'avec une tartelette aux fraises, une tartelette aux figues, un puit d'amour et une espèce de rocher au chocolat. Bien évidemment, pour les 10 minutes de trajet à pieds jusqu'à chez moi, je me suis acheté un petit kouign aman...

Bref, tout ça pour dire que je suis ressorti avec deux tonnes d'épices et de produits pour faire pleins de pâtisseries ! De jolies visites pour titiller les narines...

vendredi 12 septembre 2008

Casse-noix ou Rimbaud ?

Y'en a certain, ils sont rigolos, sauf quand ils veulent pas dormir...

Parce que moi, parfois, ma journée de boulot m'a claqué et à 23:30, hop au dodo... Parce que j'en connais un, comme il s'est levé tard, il a pas sommeil...

Alors il joue à faire le chat, il bouge dans tous les sens dans le lit, il ricane bêtement pour rien... Résultat, je suis obligé de m'énerver et de lui dire de se taire ! Pour qu'il ricane encore plus après...

Des fois, c'est comme si je devais m'occuper d'un petit garçon...

Mais y'en aussi qui sont très gentils, parfois, ils me récitent des poèmes, ils me disent des choses comme "Brit' nakoul fomok", "elhhesss zeubi" ou "koul zeubi"... Je sais pas ce que ça veut dire, mais ça doit être très très très beau et très poétique en tout cas...

lundi 8 septembre 2008

Les gens la nuit...

... y'en a certains, ils sont bizarres :

- il y a ceux qui ronflent (le grand classique) ;

- il y a ceux qui parlent en dormant (très pratique pour leur faire avouer des choses) ;

- il y a ceux qui gémissent (genre ils ne doivent faire que des rêves érotiques pendant qu'ils dorment, c'est pas possible !).

Et dernièrement, j'ai découvert une nouvelle catégorie : les gens qui frappent. Il y a peu, durant la nuit, je me retourne pour prendre quelqu'un dans mes bras (mais juste ça hein, y'avait même pas d'arrières pensées) et, au moment de prendre ladite personne dans les susdits bras, je me suis pris un coup de coude monumentale dans l'oeil gauche.

Résultat des courses, j'ai été K.O. (très bizarre d'être moitié K.O. et moitié endormi...) et j'ai eu droit à un vague "pardon" avant que le Mike Tyson qui partageait mon lit ne se rendorme aussi sec.

Moi, la prochaine fois, je dors avec des gants, un casque et un protège-dents...

jeudi 4 septembre 2008

Mes amis les blogueurs

Récemment, un blogueur me remerciait via un mail très drôle de l'avoir linké. Après avoir lu ce mail, je me suis rendu compte d'une chose : on linke certes tous un certain nombre de blogs parce qu'on les lit et qu'on les aime bien, mais le lecteur lambda qui passe par là, lui ne sait pas à qui correspondent ces liens. Il doit donc cliquer pour découvrir de lui-même les aventures des autres blogueurs.

Et bien moi je vais faire un p'tit résumé rapide des blogs que j'ai linké (ou ceux à qui j'ai mis un gros lien comme aurait dit Polyphème) pour que mes lecteurs, ils sachent un petit peu quels sont les blogs que j'aime bien.

Matorif : Bon, c'est le blog d'un très bon vieux copain (tant sur le nombre d'années que nous nous connaissons que sur le fait qu'il soit mon aîné...) donc je ne peux que être totalement subjectif pour en parler. Enfin, c'est aussi une grosse schlampe (tenez ça vous fera du bien de revoir un peu votre allemand) donc on peut trouver des posts assez portés cul quand même... Traînée, va...

Henrisson : C'est beau, mais c'est triste, mais c'est beau, mais c'est triste, mais c'est beau...

Boulevard des Bisounours : le côte drôle et funky de h., un très bon ami également. Des réflexions très... métaphysiques ? (lui aussi c'est une grosse schlampe alors pour le contenu, c'est le même topo que pour Matorif... Roulure, va...).

Tribulatorium : Il est jeune (21 ans), mignon, très mature pour son âge et à un parcours pro assez étonnant malgré son jeune âge... Putain de jeune, je te déteste... (en plus il me met des commentaires désobligeants sur FB, non mais...).

Coquecigrue : Coquecigrue, c'est un peu comme les Mystérieuses cités d'or. C'est connu de beaucoup de monde, mais personne ne sait qui se cache derrière ces noms mystérieux... J'espère que les coxxiens ne sont pas comme les olmèques à la fin des cités d'or : petits, chauves, avec des oreilles pointues et des yeux globuleux...

Matoo : ben là, c'est un peu le site officiel de l'Elysée des PD... Le site du Président quoi, à qui l'on doit respect et dévotion... C'est aussi un excellent site pour ces critiques littéraires, ciné, théâtrales... qui sont toujours très fournies, très fines et sans parti pris. Et puis lui aussi ça tourne cul quand même par moment...

Ikare : Lui aussi comme son homonyme à force de trop bloguer, il s'est brûlé les ailes et a disparu de la blogosphère... Mais attention, ne surtout pas dire que son blog est mort, sinon, on se fait taper dessus ! (mais je t'aime d'amour ikarochou, tu le sais, hein...).

Baratata : Ou comment choisir un bar avec un niveau rapport/qualité/prix/gueules des serveurs optimisé dans Tata-Land...

Absolument Gauthier : Pour vous "sexe, amour, drogue et rock'n'roll" c'est juste des histoires... Ben Gauthier vous aide à comprendre que ça existe dans la vraie vie aussi... Moi je me demande comment il est encore en vie malgré ses excès...

One Year : Le site d'une minette qui a commenté les jours de la dernière année la menant à ces 30 ans. Sauf qu'elle aussi a été prise dans la spirale infernale de la blogosphère et qu'elle ne peut plus s'en passer...

I'm (still) not gay : Les histoires de la vie d'un p'tit jeune homme parisien. C'est bien écrit, avec un style accrocheur et une bonne dose d'humour.

Un Berrichon en Amérique : les tribulations d'un expatrié aux USA. Pour l'instant, il nous contait sa vie vue depuis Boston, à partir de la rentrée, ça sera vue depuis New-York (nb : penser à réserver mon billet d'avion...).

Les voyages de Friedrich : un concept super rigolo où un petit ours en peluche vous raconte ses voyages à travers le monde.

Pénélope jolie coeur : Bon, pas besoin de pub, tout le monde la connait (elle a même un fan club sur FB).

Pour un dieu, tapez un : une bd hillarante sur la conversation entre un gars au bord du suicide et Dieu. Le tome I est terminée, un tome II devrait arriver d'ici janvier.

Polyphème : la vie de Polpyphème, Hector et de la maman de Polyphème... A lire pour son humour décapant et pour le côté un p'tit peu allumé qui ressort du personnage à la lecture de son blog.

10 bonnes raisons : la révélation de l'année. Le blog le plus drôle jamais écrit depuis longtemps. C'est fin, spirituel, écrit par un adorable jeune homme, beau comme un dieu du haut de ses 25 ans... Bon d'accord, c'est mon deuxième blog, et alors !

Voilà, ce sont les blogs que je lis régulièrement. Y'en a aussi un autre, mais je n'en parle pas, c'est mon côté supersticieux, et puis il comprendra pourquoi...


mardi 2 septembre 2008

Je hais les retours de vacances...

Parce que vous quittez un endroit où il a fait grand soleil et trèèèès chaud tout votre séjour pour atterrir à Paris sous les nuages avec 19°;

Parce que vous rentrez chez vous et que vous voyez que quelqu'un a pioncé dans votre chambre sans qu'on vous demande la permission et n'a pas fait attention aux choses qu'il y avait (j'ai passé 30 minutes à chercher ma peluche Wall-E qui était sous le lit, mon chapeau était tout aplati parce qu'on avait posé un truc lourd dessus...) ;

Parce que la copine de votre coloc qui squatte chez vous vous a ramené un chat qu'on lui a confié sans vous demandez votre avis et que résultat : la cuisine pue à cause de la bouffe qui traîne dans la gamelle, le sol est plein de grains de sable de la litière et plein de poils (merci l'hygiène...), votre salon est dégueulasse, plein de poils et de traces de pattes de chat sur tous les fauteuils et sur la canapé...

Il en fallait pas plus pour m'énerver...

[Edit : j'ai découvert un peu plus tard qu'on avait bousillé 3 de mes beaux livres de cuisine dont un totalement (la couverture est arrachée) et qu'on avait remis les livres dans ma bibliothèque comme si de rien n'était...]