mercredi 21 octobre 2009

L'auberge espagnole

Dans ma famille, notre maison, c'est un peu l'auberge espagnole. Y'a toujours quelqu'un qui passe et qui squatte quelques jours ou toujours un pote des mes parents qui s'arrêtent pour bouffer ou boire un coup.

Pour le coup, ben c'est une habitude que j'ai reprise. Mes chez moi, ça a toujours été l'auberge espagnole. A Bordeaux, dans le premier appart que j'occupais avec ma soeur, mon actuel coloc (qui à l'époque n'était pas mon coloc et avait son propre appart) devait passe renviron 80 % de son temps chez moi (c'est l'époque où on suivait tous les jours avec une attention et une fébrilité particulière les épisodes de Melrose Place même que lui il a raté le tout dernier et que je suis le seul à savoir qu'Amanda et Peter ont fait croire à leur mort dans l'explosion de la maison alors qu'en fait ils vivent sur une île déserte... Bref, je m'égare...). Il se sentait tellement chez lui qu'il était du genre à arriver, prendre la télécommande des mains de ma soeur et changer de chaîne en lui disant "c'est nul ce que tu mates, je change de chaîne !" (il vait raison en plus, c'était nul ce qu'elle regardait, même qu'on allait rater Melrose à cause d'elle...).

Ensuite, j'ai récupéré pendant deux mois une copine qui n'avait plus d'appart (ça tombait bien, j'avais une chambre de libre dans le 100 m² que j'occupais à l'époque). A l'époque je vivais aussi avec ma soeur et vivre avec deux filles c'est trèèèèèèèèèès difficile... Ca parle beaucoup, ça c'est pas cuisiner (le seul essai de leur gateau au chocolat s'est transformé en "alcolo-chocolat", la dose de rhum qu'elles avaient foutu dedans aurait réussi à saoûler un régiment entier de marins...). Et puis elles étaient pires que la Gestapo ! Dès que je sortais de l'appart, j'avais droit à un choeur de "tu vas où ? avec qui ? tu reviens à quelle heure ?" jusqu'au moment où je finissais par les envoyer chier hein...

Puis ensuite, un autre pote de passage qui a dû resté un petit mois avant de se barrer sur Paris.

Et dernièrement sur Paris, dans mon chez moi avec ma chambre "barroquo-chic que quand tu rentres dedans tu sais c'est pour quoi faire", j'ai inauguré le principe de "l'auberge des coeurs brisés" ! C'est pas compliqué en fait. Dès qu'on pote se fait plaquer ou plaque sa keupine, il rapplique illico à la maison dans l'attente de trouver un nouveau toit. Bon, ça a commencé début 2009, et il se trouve que le premier hôte de l'auberge des coeurs brisés en est devenu par la suite associé à part entière (ouiiiiii c'est mon fameux coloc dont je vous parlais plus haut).

Et dernièrement, j'ai récupéré deux semaines un autre pote dont sa copine venait de le plaquer à 3 semaines de leur mariage... Ouille, ouille, ouille !!!

Bref, je commence à maîtriser le sujet : on fait de la popote, on débouche pas mal de bouteilles, on discute beaucoup, on donne des conseils, on se couche à pas d'heure... Je deviens le spécialiste dans l'accompagnement des âmes fraîchement solitaires !

Par contre, je pense que je vais pas tarder à faire payer les nuitées et les repas parce qu'à ce rythme, je pense que je peux me faire des couilles en or...

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