mercredi 25 novembre 2009

De l'art d'être mon ami

Ca m'énerve, je voudrais écrire un billet sur mes amis et j'y arrive pas. J'en suis à la quatrième version et je finis par tout effacer parce que ça ne me plaît pas...

Il y a peu, on a fait un piti repas fort sympathique chez H. On était pas nombreux (5) mais je me suis rendu compte que j'étais juste avec mes amis et que c'était cool. Cool de pouvoir balancer sur Matorif que je connais depuis suffisamment longtemps pour avoir des cageots et des cageots de dossiers sur lui (sauf que comme je suis un bitcheur pro, j'ai déjà vidé les 3/4 de mes cageots en quelques soirées...), cool de discuter et me marrer avec des gens avec qui je suis naturellement "naturel", cool d'avoir discuté le matin avec H. du "ce que tu projettes comme image" et "ce que tu es vraiment" pour se rendre compte que les gens proches savent lire entre les lignes.

Bref, tout ça me fait dire que j'ai beaucoup de chance parce que j'ai pas mal d'amis. Et je vous parle de vrais amis, pas de vagues connaissances que vous croisez un soir ou deux ou que vous appelez juste quand vous savez pas quoi faire un samedi soir. Non, je vous parle de vrais amis, de ceux qui vous connaissent quasiment de A à Z, de ceux qui connaissent votre passé, votre famille, qui sont capables de faire un résumé de votre vie assez détaillé, ou que vous écoutez attentivement quand ils vous donnent des conseils sur tout et rien.

En écrivant ces mots, y'a plein de souvenirs comme ça qui me reviennent en tête, des petites histoires qu'on se racontera toujours dans 20 ans : Stouf faisant fumer à ma mère ses sets de table en herbe, une soirée avec les bordelais se finissant par un transport de Maurice dans une poubelle à roues, les pic-nics du mardi à la fac où on finissait beurrés et incapables d'aller en cours ensuite, le week-end à Barcelone avec un Alex atterré de mon sens de l'orientation, une fin de soirée improbable à 3 dans un sauna en se tapant une honte pas permise, un week-end issoldunois avant le départ de B...

Bref, tous ces petits souvenirs, je les kiffe grave comme diraient les djeunes de nos jours. Ils me font simplement prendre conscience que j'ai beaucoup de chance et que je suis bien entouré. Avec un peu de chance, j'espère même qu'on finira ensemble nos vies dans une maison de retraite, ça pourrait être drôle.

Bref, ce billet était dédicacé à tous mes amis qui se reconnaîtront et à qui je n'ai qu'une chose à dire : "Je vous aime !".

Bizes boys & girls !

mercredi 18 novembre 2009

Déprime pro

La vieille Léa m’énerve. Léa, c’est ma nouvelle collègue de bureau depuis septembre. Elle a 36 ans, en paraît 56. Elle est habillée comme un sac (le concept du 3 couleurs max, elle connaît pas) dans le genre, ma grand-mère passerait pour une fashionista. Elle est coiffée avec la coupe la plus moche du monde : le carré connasse…

Elle est coincée comme c’est pas permis, ne parle jamais et, quand elle m’adresse la parole c’est juste que sur des questions de boulot. Elle a une voix insupportable avec une diction et un vocabulaire de bourgeoise coincée. J’ai l’impression de bosser avec une bourge caudéranaise (les bordelais comprendront) ou une bourge versaillaise (les parisiens comprendront).

Bref, cette fille elle me déprime. Avant, les collègues qui partageaient mon bureau ils étaient cools. J’ai d’abord eu Carine avec qui on a partagé le goût commun des bonnes musiques de merde (cad toute la variétoche française des années 80). Nos journées étaient donc agrémentées de petits chants poussés par l’un ou par l’autre avec reprise en chœur des refrains. Carine elle était rigolote aussi parce qu’elle était super fan de mes blagues, elles rigolaient tout le temps. C’est la fan absolue de mon imitation de l’escalator qui m’a valu de devoir la faire et la refaire devant tous mes autres collègues.

Après j’ai eu Alain, un gars (hétéro) super cool. Un mec fin et cultivé avec qui on pouvait parler de trucs assez poussés et pointus mais qui avait une tendance aussi à balancer des blagues de cul que je trouvais très drôles. Et puis avec Alain, on en profitait pour se moquer de tous les culs serrés qui nous entourent. Bref, vous l’aurez compris, ça bitchait sévère dans notre bureau…

Et là, je me retrouve face à cette chose que je ne supporte plus… Pas la peine que je lui fasse l’escalator, elle ne comprendrait pas. Pas la peine que je lui balance une blague de cul, elle serait outrée et porterait plainte pour harcèlement. Pas la peine de tenter d’amorcer le premier couplet de « Belinda » ou de « Destinée », elle ne suivra pas et me demandera de chanter moins fort parce que ça la déconcentre…

Et après, vous vous demandez encore pourquoi je veux changer de boulot hein ?

jeudi 12 novembre 2009

Tics verbaux

Comme tout le monde (du moins je pense), j’ai des petits tics de langage, des expressions que je sors à bout de champ, plus ou moins longue mais que je ne peux pas contrôler. Petite revue de presse :

- « c’est clair » : alors celle-là, c’est une horreur, je dois la sortir tous les quart d’heure environ. Très pratique, elle permet de confirmer un point de vue sans devoir rentrer dans les détails barbants d’une conversation de 3 heures. Oui, mon « c’est clair », en gros ça veut dire « je me tape de ce que tu me racontes, je dis juste ça pour que t’ailles parler à quelqu’un d’autre ».

- « Tu m’étonnes » : variante de « c’est clair ». Oui parce que balancer cinq fois de suite « c’est clair » dans une conversation ça serait un peu trop voyant, il est nécessaire de diversifier son vocabulaire. Le « tu m’étonnes » fait donc son effet également car il démontre d’un intérêt pour le sujet abordé par l’autre tout en permettant une conclusion ferme et définitive (oui parce que va enchaîner après ça… Et par expérience, je peux vous dire que ça marche bien !).

- « Tout ça ne nous ramènera pas Mike Brant » : A placer en fin de discussion pour dire qu’on a fait le tour du sujet et qu’il n’y a plus rien à en dire ou que, on pourrait en parler des heures, on arriverait toujours à la même conclusion. Très pratique, cette expression surprend tellement les gens qu’ils en oublient le contenu de la discussion.

- « Pain beurre ». Petite expression quand on cafouille sur un mot. Suite à un cafouillis verbal, je prononce ces deux mots à la suite qui permettent de reconnecter mon cerveau et de pouvoir enchaîner en prononçant de manière correcte et avec une diction irréprochable le mot ou l’expression sur laquelle j’ai buté. Petit problème : lors d’un dîner de famille, au prononcé de cette expression, ma tante sise à ma droite m’a passé le beurre croyant que je lui demandais un peu de cette matière grasse.

- « Tu iras brûler en enfer et tu seras entouré de 1000 jeunes filles vierges » : expression réservée à une seule personne quand elle me fait des réflexions pas sympa pour lui signifier que le vie après sa mort va être terriblement chiante et ennuyante.

- « ça va ça va ». Tic verbal hérité de ma tendre mère. A la question « comment ça va ? », je ne peux m’empêcher de devoir répondre par un « ça va ça va ». Oui, parce que dire juste une fois « ça va », ça ne suffit pas apparemment… Ce petit tic fait beaucoup rire et j’ai beau essayé de faire des efforts pour me contrôler, à chaque fois, c’est pareil, je suis obligé de doubler mon « ça va ».

- « putain merde fais chier »… Bon, j’avoue c’est pas classe du tout mais c’est mon insulte fétiche quand y’a un truc qui merdouille. Automatiquement, je suis obligé de sortir ce chapelet de jurons qui me permet de me détendre un peu et d’essayer de résoudre mon problème. Cette jolie expression faisait souvent dire à mon ex-cobureauteuse « FX, je crois que tu es un peu grossier parfois ».

mercredi 4 novembre 2009

De mignons moignons

Tiens je sais plus si je vous ai dit le pourquoi du nom de mon blog. Ou du moins du “Poulpi”. Ca remonte à une époque lointaine (le lycée) où mes longs doigts fins et élastiques faisaient rire mes ami(e)s au point que ces derniers avaient décrété que je n’avais pas des doigts mais des tentacules et que pour le coup je devais être issu d’un croisement entre un humain et un poulpe. Et histoire de rendre ce sobriquet plus affectueux, le Poulpe est devenu Poulpi…

Le truc, c’est que j’ai un tic avec mes tentacules… Un tic qui fait que je me fais régulièrement engueuler comme c’est pas permis (même que Caïpirhinia, elle a pas besoin de le voir, elle le sent quand je le fais et donc m’engueule quand même…).

Oui, je suis un rongeur de doigts, je les mange. En fait pour être plus précis, j’arrache à coups de quenottes les peaux entourant mes ongles. Et le problème c’est que je vais parfois jusqu’au sang. Et en ce moment, je souffre beaucoup parce que au niveau de mon majeur droit, j’ai réussi l’exploit de bouffer mes peaux jusqu’à la première phallange.

Et ça fait un mal de chien putain de sa race !!! Oui, parce que pour le coup, je peux plus plier mon doigts parce ça tombe pile sur l’endroit où la chair est à vif !!! Bouh hou hou, j’ai maaaaaaaaaaaaaaaaal !!! Dans ce genre de cas, je me dis “Oui, Caïpi avait raison, je dois plus me manger les doigts ou je vais finir avec des moignons” (ce qui, vous avouerez n’est pas du tout pratique pour ma future carrière de trapéziste international…).

Ouais, ben que dalle, j’ai beau voir que ça fait mal et que c’est idiot, ben dès que la peau repousse, je recommence ! (et en attendant je change de doigts aussi… Oui, j’en ai 10 aussi donc ça m’assure un bon turn over quand même…).

Mais en même temps, je dois vous l’avouer, c’est pas ma faute !!! Non, c’est génétique ! Oui, parce mon pôpa il fait pareil que moi (sauf que lui c’est encore pire parce chez moi j’arrive à proscrire ça à 2 ou 3 doigts max alors que lui c’est tout les doigts…). Alors, je suis rassuré car non mesdames et messieurs, je n’ai pas un tic, j’ai une maladie génétique !!!

J’attends donc avec impatience qu’on lance un poulpithon afin de récolter des dons permettant de trouver un remède à ce terrible fléau…