lundi 28 décembre 2009

Encore une idée à la con

Depuis quelques jours, j’ai mal à la langue, j’ai tout le temps la bouche asséchée, ça me démange/irrite/brûle sur le bout et les bords de la langue.

Bon, comme c’est pas non plus insupportable, j’attends. Au taf, je m’ennuie, donc j’ai la MERVEILLEUSE idée d’essayer de me faire un auto-diagnostic en consultant via le web. Vas-y t’y pas que je rentre mes symptômes dans ma google barre et hop, me voilà rediriger vers des forums divers et variés.

Alors forcément, dans ce genre de cas, t’as de tout… Du simple « c’est rien, ça va passer » à « t’as un cancer de la langue »… Bon, pourtant, je suis pas hypocondriaque, loin de là, mais là j’avoue que j’ai commencé à baliser quand une nana décrivait exactement les symptômes que j’avais en donnant comme résultat final une maladie à la con au nom imprononçable et où il te faut genre 12 mois et une ablation du foie, des reins et une greffe de moelle osseuse pour guérir…

Sur ce, j’appelle mon docteur de papounet quand même en lui décrivant mes symptômes et en lui demandant quand même si c’était pas la maladie au nom bizarre que j’avais.

Bon, il m’a posé des questions, s’est bien marré quand je lui ai demandé si j’avais pas cette maladie presque incurable, et au final m’a dit que je devais faire une petite allergie et que ça passerait tout seul.

Ouais, je veux pas dire, certes, je crois plus volontiers mon papounet et ses 40 années passées au service de la grande cause médicale plus que cette internaute inconnue pour qui les connaissances médicales se limitent à ce qu’elle a vu dans « Urgences » et « Grey’s Anatomy »…

Certes… Mais quand même, je suis plus rassuré quand on met un nom de maladie propre, nette, et sans bavure sur mes symptômes avec un traitement médical adéquat plutôt qu’un simple « c’est une allergie, ça passera tout seul » ! ! !

Enfin, j’aurai au moins appris une chose : ne JAMAIS tenter de s’auto-diagnostiquer ! ! ! T’arrives avec un mal à la langue, t’en ressors avec un cancer de la langue !

lundi 21 décembre 2009

Mes méchants préférés

On est bien d’accord cher lecteur, dans toutes les séries télé qu’on a pu regarder, les personnages les plus intéressant et ceux qu’on préfère, c’est les méchants.

Moi, si je devais faire un classement, mon top ten, ça serait ça :

Number ouane : Diana de la série « V ». Tout est légendaire chez elle ! Son brush, ses cheveux, son sourire glaciale et sadique, sa tenue mélangeant le coton orange et le cuir moulant, son côté lesbienne butch ! A côté d’elle, l’enfant stellaire, t’avais qu’une envie, c’est de lui latter la gueule à coups de tatanes…

Number tou : JR dans « Dallas ». Ah là là, ma série préférée je crois. D’un kitch absolu (surtout les costumes). JR était le méchant parfait : ignoble, cynique, coureur de jupons, alcoolique, bref le modèle de tout le monde ! ! ! Et en plus, il arrivait toujours à s’en sortir (bon, sauf quand il engage un mercenaire pour faire péter la guerre dans les pays d’Orient pour faire monter les prix du pétrole, mais bon, je vais m’arrêter là, sinon je vais en parler pendant des heures…)

Number sri : Amanda Woodward dans « Melrose Place ». Bon, elle est pas vraiment méchante mais quand même c’est une pute. Moi j’adore son côté working girl qui contrôle tout. Un petit côté maîtresse SM aussi…

Number faure : Kimberley Shaw dans « Melrose Place » (ouais encore je sais…). Ah oui mais là en folle psychotique qui fait sauter la résidence parce qu’elle entend des voix, elle est vraiment top. Et pis en plus, moi je l’aime bien parce que dans Desperate c’est aussi Bree, et que Bree je l’aime beaucoup…

Number faïve : Ariette Olsen dans « La petite maison dans la prairie » (on a les références qu’on peut hein…). Bon, faut dire qu’avec 12 millions de redif, celui qui a jamais vu cette série, c’est un OVNI. Bref, Ariette, elle était parfaite : hautaine, prétentieuse, pète sec, n’aimant pas les pauvres, brimant son mari, une vraie délectation de la voir s’acharner sur les autres.

Number sicse : Nelly Olsen dans « LPMDLP » (c’est plus rapide…). Oui, difficile de la départager avec sa reum. Dans le genre connasse prétentieuse, pourrie gâtée, y’avait pas mieux. On regrette quand même qu’ils la fassent devenir gentille le jour où elle rencontre son mari et qu’elle se barre de Walnut Grove (je crois que j’ai trop regardé la télé étant jeune moi…).

Number séveune : Drazic dans « Hartley cœur à vif ». Il était trop booooooooooooo ! ! ! Oui, c’est surtout pour ça que je le cite, parce que je bavais devant mon écran à chacune de ses apparitions…

Number aïte : Al Bundy dans « Marié deux enfants ». Bon là aussi c’est pas vraiment un méchant mais à vrai dire y’a pas non plus de vrais gentils dans cette série. Et puis c’est tellement drôle comme série, j’en suis un fan absolu. Ouais Al, parce que dans le genre beauf vulgaire, feignant et macho y’a pas mieux !

Number nine : Mlle Musso dans « Parker Lewis ne perd jamais ». Bon, dans le genre série déjantée, j’avoue que c’était pas mal. Et puis, elle me faisait mourir de rire avec son côté bitchy connasse (un peu maîtresse SM sur les bords aussi, genre une Diana en low cost quoi…).

Number taine : L’homme à la cigarette dans « X-Files ». Alors lui c’est un très bon. Pas drôle du tout, super mystérieux, peu bavard, assez puissant, moi il me faisait peur mais je l’adore ! ! !

mercredi 16 décembre 2009

Réflexion métaphysique

Oui, toi lecteur assidu, aujourd’hui, je vais te parler d’une cause mondiale, d’une injustice internationale, d’un truc où qu’il faudrait un grand défenseur de la cause perdue.

Oui, je vais te parler des desserts au resto que personne ne prend jamais…

Oui, car en grignotant ma tartelette au citron achetée chez le boulanger et en me disant que j’en faisais une bien meilleure, je me suis souvenu de toutes ces cartes de restaurant affichant moult desserts tout en sachant que mis à part deux ou trois, tous les autres ne verront jamais plus loin que la fenêtre de leur vitrine réfrigérée.

Ces desserts là, tu les prends jamais parce que tu te dis « ben non c’est con, je peux m’en faire un à la maison » sauf que comme t’es flemmard, tu le fais jamais. Résultat des courses, tu bouffes jamais de ce magnifique dessert.

Alors citons les donc, ces éternels oubliés des plaisirs sucrés :

- la tarte au citron meringuée : le parent pauvre du chariot de dessert, jamais commandée, toujours enviée (oui en général quand tu vois ça sur la carte, ça te donne envie d’en faire une mais non, pas de la manger de suite).

- le flan aux œufs comme mamie : non lecteur, je en te parle pas du flan pâtissier lourd et indigeste que tu trouves chez le boulanger du coin, je te parle du vrai flan sans pâte brisée, juste fait avec des œufs et du lait, qui ressemble comme deux gouttes d’eau à un flamby mais en 10 fois meilleur. Oui celui-là même que tu prends jamais parce que tu le trouves nul comme dessert, ça en jette pas et en plus, on dirait un flamby sans le plaisir de tirer la languette du pot magique…

- la tarte aux fruits : et surtout la tarte aux pommes. Alors oui c’est con comme la lune ce dessert : de la pâte feuilletée et des pommes. Mais merde, quand elle est encore tiède avec un peu de cannelle dessus et le sucre qui a caramélisé, mon dieu comment c’est bon ! ! ! Oui, je suis un apple addict donc tous les desserts aux pommes, moi ça me fait bander (enfin pas jusque là quand même mais bon….)

Et au contraire de ces desserts oubliés, t’as toujours celui qu’un des convives va forcément prendre :

- le fondant au chocolat : moi j’aime pas trop les desserts au chocolat donc j’évite. Mais quand toi lecteur tu le vois sur la carte, tu t’en lèches les babines d’avance, imaginant le cœur brûlant et fondant de ton gâteau se mélangeant avec la crème anglaise bien fraîche servie avec. Sauf que t’es déçu dans 90 % des cas : absence de crème anglaise, cœur à peine coulant, goût hyper sucré, j’en passe et des meilleurs. Bien fait, remarque, t’avais qu’à être original et prendre un truc un peu plus fancy.

- la crème brûlée : mais arrêtez avec ce dessert ! ! ! Elles sont toutes aussi dégueulasses les unes que les autres ! ! ! Tout ça parce que tu trouves magique de faire caraméliser du sucre sur ton dessert glacé et que c’est trop cool de casser la coque de caramel avec ta cuillère (bon certes, j’avoue c’est assez fun…). Je suis contre la crème brûlée, là encore, en la faisant chez toi, elle sera bien meilleure (et en faisant infuser dans ton lait de la verveine ou du tilleul t’auras une crème brûlée originale ! ! !).

- la tarte tatin : alors faut m’expliquer pourquoi tu te jettes sur la tarte tatin et que tu refuses la tarte aux pommes parce que chérie, à 3 poils de cul près, c’est la même chose ! ! ! Tout ça parce qu’on va te la servir avec une boule de glace à la vanille ou un pot de crème… Crétin, va !

Voilà, alors je suis pour la réhabilitation de ces desserts qu’on prend jamais ! Allez les gars et les garses, soyez révolutionnaire et la prochaine fois au resto, commandez moi une bonne petite tarte aux citrons !

mercredi 9 décembre 2009

Déjeuner en paix

Quelle idée j’ai eu d’aller déjeuner avec mes collègues un midi de la semaine dernière… En 10 minutes, j’ai vite compris pourquoi tous les midis je préférai m’enfermer dans ma salle de sport à suer comme un malade…

Ben oui, mais là, j’étais fatigué, pas envie de faire du sport le midi et séance de trap’ prévue le soir, donc mode économie d’énergie allumé.

Quelle ne fut pas ma faute ! ! ! O rage, ô désespoir, ô vieillesse ennemie (oui j’ai 25 ans donc je peux encore m’en prendre à la vieillesse qui ne m’a pas encore touché), ce déjeuner fut un vrai calvaire…

Mise en situation : Un ministère à l’architecture moderne située dans le 12ème, une cantine avec vue sur les chôlis bassins pleins d’eau situés dans les douves, 6 nanas, 1 mec, et moi et moi et moi.

A peine installé, première faute : Je suis à l’autre bout de la table des deux seules personnes avec qui je m’entends bien.

Deuxième faute : je suis entouré par une nana qui se shoote à je sais pas quoi mais qui en gros, est toujours en train de rire de tout et de rien et étant ultra speed, la portugaise (je n’ai rien contre les portugaises, d’ailleurs ma concierge est portugaise) la moins pudique que je connaisse et la beeeeeeeelle Léa, ma nouvelle collègue de boulot (oui, oui, celle-là même dont je vous parlais récemment).

12h35 : les hostilités commencent : la portugaise commence à nous raconter ses problèmes d’infiltration chez elle (elle habite loin en banlieue même que je me demande si c’est encore la France). On enchaîne avec l’histoire du type de chez France Loisir qui est venu démarcher chez elle. Je tente de casser mon verre pour m’ouvrir les veines avec les tissons, ça ne marche pas.

12h45 : Léa éclate d’un grand rire suite à une histoire que je n’ai pas entendue et laisse apercevoir toutes ses dents jaunes (non en fait, c’est pas vrai, elles sont pas jaunes mais plutôt marrons). Cri d’effroi ravalé de ma part. Vision d’horreur pire que Rec et L’orphelinat réunie.

12h47 : Je propose en offrande aux dieux antiques mon yaourth 0 % à la fraise pour que la shootée à ma droite s’étouffe avec son poulet aux arachides. Ca ne marche pas, c’est le 0 % qui a dû les débecter là-haut.

12h51 : Aaaaaaaaaaaah ! ! ! Ze moment magique arrive ! ! ! On commence à parler du mariage de notre amie la portugaise. Et vas-y qu’on rentre dans les détails de la robe, du menu, de la musique, de tonton Jésus (prononcé Réssousse - oui, tous les portugais s’appellent Jésus) qui était complètement bourré… Je cherche du coin du regard une aide quelconque mais ne trouve rien d’autre que ce Monsieur portant une cravate aux couleurs criardes flanquée d’un magnifique Astérix…

12h59 : Voilà, ce que je redoutais arrive : ça commence à parler d’accouchement et des problèmes de remusculation de tout l’attirail en bas… Je vomis et prétexte donc une course urgente à faire pour m’enfuir…

Ca y est, je me rappelle bien là pourquoi j’avais décidé de plus manger avec eux…

mercredi 2 décembre 2009

Sans titre

On m’a toujours donné des surnoms. Un que j’aime beaucoup (mais que peu connaissent) et qu’on m’a donné à l’époque de la Roche-sur-Yon (un jour je vous raconterai ces quelques mois passés là bas), c’était Smiley. Smiley parce qu’on m’a dit un matin où j’allais à la fac et où il faisait froid et qu’il y avait du brouillard : « FX, qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige, t’es toujours en train de sourire, un vrai Smiley".

J’ai dernièrement repensé à ce surnom avec ma photo facebook. Pour la faire courte, j’ai un grand sourire dessus, mais un sourire tout naturel,. Du coup, j’adore cette photo. Je l’adore surtout car elle reflète mon état d’esprit actuel. Y’a plein de choses qui sont pas encore parfaites dans ma vie, mais bizarrement je me sens bien. Je me sens surtout très zen.

En quelques mois j’ai changé. Je me trouve beaucoup plus détendu et très détaché des choses.

Détaché matériellement d’abord. Dans mon appart je viens de bazarder un nombre important de meubles sans que ça ne me fasse ni chaud ni froid. Et je me rends compte que mis à part deux ou trois petits trucs sans valeur mais auxquels je suis attachés, tout le reste je m’en fiche un peu, ça n’est que du matériel.

Détaché aussi par rapport à mes relations avec les autres. Je suis comme je suis, très bitchy, sans doute un peu faux cul sur les bords, assez sensible au final, mais voilà, soit les gens aiment soit ils aiment pas. Et pour ceux qui aiment pas, ben c’est pas grave, c’est pas ça qui ruinera ma vie.Je fais sans eux et comme je l'ai déjà dit, je suis déjà suffisamment bien entouré par des gens qui me connaissent bien et qui m'aiment comme je suis.

Détaché de ma vie professionnelle. Quand j’ai commencé à bosser, j’avais établi mon plan de carrière, tous mes concours à passer histoire d’avancer vers les responsabilités les plus hautes. Aujourd’hui j’ai remis tout ça en cause. Progresser en grade qu’est ce que ça m’apportera : plus d’argent, plus de responsabilités ? Certainement, mais avec mon taf, je gagne suffisamment pour bien vivre et surtout me payer mes loisirs et mes plaisirs. Et c’est juste le principal. Mon boulot n’est pas ma vie, loin de là. Ma vie est après le travail et c’est ça que je dois privilégier.

Je crois que j’ai appris aussi à surmonter des échecs. De ma rupture j’ai retenu ça. Ca arrive, ceux sont des moments pas faciles mais honnêtement, je suis jeune et d’autres échecs personnels de toutes sortes, j’en aurais sans doute encore. Et malgré ça, la vie continue et on s’en remet. Il faut juste les accepter, la vie c’est ça aussi.

J'ai aussi accepté un truc tout bête, ou du moins je l'ai compris. La perfection n'existe pas. Les gens ne sont pas parfaits, tout le monde à des défauts, moi le premier. Et dans tout le reste aussi la perfection n'existe pas. Et au final, ça ne sert à rien de courir après cette perfection qu'on ne trouvera jamais. Il faut juste se contenter de ce que l'on a ou, du moins, une fois qu'on se sent bien professionnellement, amicalement, amoureusement..., juste se dire que c'est suffisant pour être heureux.

Alors oui, je suis détendu et serein. Je ne me reconnais pas parce que je ne pensais pas que je serai un jour comme ça, mais j’ai l’impression d’être vraiment moi et ça c’est vraiment bien. Ca me fait un peu peur aussi, mais ça me plaît beaucoup surtout. J'ai toujours mes petits tics nerveux (la jambe folle, les peaux des doigts arrachées), mais bon, ça c'est juste que c'est un automatisme plus qu'une marque de stress :).