mercredi 27 janvier 2010

Bilan

Bon allez, ça me saoûlait de le faire, mais après tout, why not, je vais me sacrifier au rituel du « bilan de l’année qui vient de s’écouler ».

A entendre les gens autour de moi, 2009 aurait été une année de merde, pleine de couilles pour tout le monde. Je serais tenté effectivement de me dire la même chose, ne gardant à la tête, comme ça, finalement, que les mauvais souvenirs.

Mais en prenant le temps de la réflexion, je me dis qu’il y a quand même plein de bonnes choses qui me sont arrivées. Une nouvelle coloc avec un vieux pote qui aura abouti à un ménage à 3 avec sa copine, copine que j’adore et qui pour le coup est devenue aussi une amie à part entière. Découverte d’une nouvelle passion, le trapèze, de nouvelles personnes, et de cette sensation de faire quelque chose d’artistique. Je garde aussi en tête un voyage inoubliable aux USA. Inoubliable pour la beauté des paysages vus, pour cette sensation de liberté absolue et pour avoir partagé ce moment avec des personnes qui me sont chères et auxquelles je tiens.

Je suis aussi ravi d’avoir retrouvé ma complicité avec certaines personnes dont je m’étais éloigné pour certaines raisons. Ce temps de coupure, sans rien se dire, a été très dur à vivre mais au final était plus que nécessaire. Et je ne peux que me réjouir de pouvoir rire, discuter de choses futiles et de choses plus sérieuses avec ces personnes, bref, juste de retrouver cette complicité qui avait été perdue pour un temps.

Je sais aussi que je sors grandi de 2009. J’ai appris beaucoup de choses sur moi-même et me sens beaucoup plus serein avec moi-même. Certaines « résolutions » que j’ai prises pour 2010 étonnent mes amis, mes finalement, ce ne sont que des décisions qui se trouvent être en accord avec moi et ma nouvelle façon de vivre ou de penser.

Alors à quoi ressemblera 2010 ? A vrai dire, je n’en ai aucune idée. Une personne m’a dit le soir du réveillon du 31 qu’il sentait que cette année 2010 serait plein de bonnes choses. Je le crois volontiers. Mais je pense aussi que, comme toutes les autres années, il y aura de bons moments et des moments plus difficiles.

La tentation de facilité serait de dire « de toutes façons, 2010 ne peut pas être pire que 2009 ». Mais ce n’est pas vrai. C’est juste que 2010 sera différent de 2009.

Ah si, malgré tout, une chose très importante va se passer en 2010. Je vais avoir 30 ans et va falloir que je l’assume… :)

mercredi 20 janvier 2010

Parlons médocain

La semaine dernière, je vous faisait découvrir ce joli mot de « torgnolle ». Ben ouais, parce que comme je viens d’un coin de campagne assez reculé (le Médoc pour ne pas le citer), on a plein de mots bizarres propres à chez nous que nous seuls pouvons comprendre.

Je ne peux que donc vous faire partager quelques perles de ce vocabulaire particulier… :

- « Anqui » : Alors ce mot, il est très bizarre, c’est un mot de jargon qu’on pourrait traduire par « putain ». Sauf que, tel un signe de ponctuation, on ne l’utilise qu’en début ou en fin de phrase : « Anqui, regarde Monique avec son pull ça lui fait des gros nichons ! » (oui le médocain - ou le médocon comme dirait une certaine amie – est pas forcément très très fin).

- « gavé » : alors ça c’est un synonyme de « beaucoup, beaucoup, beaucoup » : « j’ai gavé envie d’une chocolatine là ».

- un « pèt » : ça c’est quand tu prends un coup, genre « hier, j’ai pris un pèt au trapèze en tombant sur les genoux » mais qui peut aussi signifier "rien" dans certains cas comme dans "aujourd'hui y'a pas un pèt de vent".

- une « platrasse » : alors là, c’est quand vous allez chez mamie par exemple, elle vous sert toujours une platrasse de nouilles ou de frites. Bref, une énorme quantité de la nourriture voulue.

- « Qu’es aquo » : ça c’est une expression patoise et qui veut dire « qu’est ce que c’est ».

- « ça daille » : ça me fait chier…

- « caguer » : traduction vulgaire de « chier ». Genre « Anqui, tu vas pas nous caguer une pendule à cause que t’as pris un pèt ! »

- « les drôles » : les enfants, les gamins quoi…

- « escagasser » : alors là, tes parents ils sont furax quand juste après avoir eu ton permis, tu leur escagasses leur bagnole… Ben oui, on peut traduire ça par « abîmer ».

- « cagnasse » : en pleine été, quand il fait très très très chaud, on dit qu’il fait une grosse cagnasse. En gros, c’est une grosse chaleur quoi.

- « les gailles » (prononcer guèyes) : alors celui-là, on pourrait le traduire par « habits » ou « vêtements » sauf qu’il a toujours une petite connotation péjorative de vieux vêtements.

- La « chocolatine » : je ne reviendrai pas sur ce magnifique mot qui est bien plus joli à entendre et à prononcer que le trop neutre « pain au chocolat ».

- Les « poches » : désignent aussi bien les poches de mon pantalon dans lesquelles glisser mes clés que les sacs en plastique que l’on demande au supermarché.

Et pour finir, je vous citerai l’expression favorite de feu mon arrière grand-mère (faudra que je vous cause un jour d’elle aussi, elle était pas mal), expression 100 % en patois : « ba t’en cagat à la vine et raporte mé la claw », qu’on peut traduire par « va t’en chier à la vigne et rapporte moi la clé » et qui en français moderne se traduit par « va te faire foutre »…

mercredi 13 janvier 2010

Le Poulpe est souvent taquin

Les fêtes de fin d’année sont toujours l’occasion de réunir toute la famille et de raconter les anecdotes plus ou moins intéressantes sur les convives autour de la table.

Cette année, chez moi, Mme ma Mère a lancé le sujet « mes enfants, je les adore, mais petits, c’étaient des monstres »… Petit florilège de la capacité de ma sœur, mon frère et moi (enfin, surtout mon frère et moi…) à faire regretter à mes parents d’avoir eu des chiards…

Ma soeurette : Bon, ça va, elle était plutôt sage, donc peu de conneries à son actif. La seule amusante : sa première cuite à… 9 mois. Ma mère pour l’occuper pendant qu’elle se maquillait lui donne une bouteille de parfum pour jouer. Ni une, ni deux, ma sœur l’a vidé pendant l’intervalle de pose du mascara… Une bonne cuitasse, quoi…

Mon frère : Alors là, on commence à avoir du lourd. J’hésite, y’en a tellement entre le moment où, planqué sous la jupe de ma mère, il avait pris des ciseaux et coupé une bonne partie de ladite jupe, ou la fois où il avait bu une bouteille entière de mercurochrome faisant paniquer mes parents (ben oui, ils s’en sont rendu compte après, c’est à dire quand mon frère est venu les voir avec la gueule et les mains rouges comme du sang…).

Mais ma préférée quand même, c’est quand il avait 7 ans, il jouait au ping pong avec ma mère. Mauvais joueur, il ne supporte pas de perdre et au bout d’un moment envoie la balle sur le toit de la maison en disant à ma reum d’aller la chercher. Ma mère monte donc sur le toit pour récupérer ladite balle et pendant qu’elle est sur le toit, mon frère chéri lui retire l’échelle et se barre en courant. Il n’est jamais revenu… C’est au bout de 20 minutes que j’ai fini par entendre ma mère qui criait pour qu’on vienne lui remettre l’échelle. Oui, bon, au passage mon frère s’est pris une bonne trognolle hein…

Votre serviteur : Ah là là, j’étais pas mal non plus… J’en garderai qu’une seule qui me fait encore rire. A l’époque je devais avoir 5 ou 6 ans. J’avais eu la merveilleuse idée de vouloir redécorer le canap’ du salon et avais passé une partie des accoudoirs au vernis à ongles de ma mômam. Bon, quand ladite môman elle a vu ça, ça a pas manqué, paf, torgnolle dans ta face.

Le lendemain, je vais voir ma mère qui était dans la cuisine en lui demandant un torchon. Ma mère interloquée me demande alors « mais pourquoi veux tu un torchon ? ». Je lui réponds alors « ben pour nettoyer ». L’angoisse saisie alors ma tendre génitrice qui, alertée par une espèce de 6ème sens, se précipite dans le salon. Comme je suis un garçon gentil et sage, j’avais voulu réparer ma bêtise de la veille et nettoyer mes peintures rupestres. Sauf que j’avais pris le tuyau d’arrosage du jardin et avais allègrement aspergé la grande majorité du salon d’une quantité d’eau assez conséquente… Bon, et là, repaf dans mon tronche…

On était rigolos quand on était petit chez la famille du Poulpe hein :D ?

PS : Pour ceux qui ne connaîtrait pas la signification du joli mot "torgnole", en langage de chez moi, ça veut dire "prendre une branlée sévère"...

mardi 12 janvier 2010

Vu et entendu

Dimanche matin (enfin midi quoi...), discussion avec colocataire n° 1 :

- Moi : "Rholalala, c'est vrai que je couche toujours dès le premier soir moi..."

- Lui : "En même temps, vu qu'ils ont pas droit à un deuxième soir, vaut mieux pour eux".

Mes amis sont formidables, je vous l'ai pas déjà dit ?

mardi 5 janvier 2010

Je crois que...

... Je deviens parisien :

- Quand je me ballade dans Bordeaux en trouvant cette ville jolie mais toute petite ;
- En pestant parce que y'a pas de magasins dignes de ce nom à Bordeaux ;
- En trouvant que payer 15 € pour 2 cafés et une tartelette, ben c'est des prix normaux ;
- En trouvant que l'immobilier c'est vraiment pas cher à Bordeaux ;
- Quand le RER me ramenant de l'aéroport arrive à Denfert et que je me sens à la maison.

Par contre, je suis rassuré parce que je me sens toujours provincial quand :

- Je me trompe de sens en prenant le métro ;
- Mon rose sera toujours rôse ;
- Je demande à ma boulangère des chocolatines et qu'au Monop', je demande à la caissière des poches en plastique;
- Je trouve que non ce n'est pas normal d'avoir des serveurs désagréables...