mercredi 18 novembre 2009

Déprime pro

La vieille Léa m’énerve. Léa, c’est ma nouvelle collègue de bureau depuis septembre. Elle a 36 ans, en paraît 56. Elle est habillée comme un sac (le concept du 3 couleurs max, elle connaît pas) dans le genre, ma grand-mère passerait pour une fashionista. Elle est coiffée avec la coupe la plus moche du monde : le carré connasse…

Elle est coincée comme c’est pas permis, ne parle jamais et, quand elle m’adresse la parole c’est juste que sur des questions de boulot. Elle a une voix insupportable avec une diction et un vocabulaire de bourgeoise coincée. J’ai l’impression de bosser avec une bourge caudéranaise (les bordelais comprendront) ou une bourge versaillaise (les parisiens comprendront).

Bref, cette fille elle me déprime. Avant, les collègues qui partageaient mon bureau ils étaient cools. J’ai d’abord eu Carine avec qui on a partagé le goût commun des bonnes musiques de merde (cad toute la variétoche française des années 80). Nos journées étaient donc agrémentées de petits chants poussés par l’un ou par l’autre avec reprise en chœur des refrains. Carine elle était rigolote aussi parce qu’elle était super fan de mes blagues, elles rigolaient tout le temps. C’est la fan absolue de mon imitation de l’escalator qui m’a valu de devoir la faire et la refaire devant tous mes autres collègues.

Après j’ai eu Alain, un gars (hétéro) super cool. Un mec fin et cultivé avec qui on pouvait parler de trucs assez poussés et pointus mais qui avait une tendance aussi à balancer des blagues de cul que je trouvais très drôles. Et puis avec Alain, on en profitait pour se moquer de tous les culs serrés qui nous entourent. Bref, vous l’aurez compris, ça bitchait sévère dans notre bureau…

Et là, je me retrouve face à cette chose que je ne supporte plus… Pas la peine que je lui fasse l’escalator, elle ne comprendrait pas. Pas la peine que je lui balance une blague de cul, elle serait outrée et porterait plainte pour harcèlement. Pas la peine de tenter d’amorcer le premier couplet de « Belinda » ou de « Destinée », elle ne suivra pas et me demandera de chanter moins fort parce que ça la déconcentre…

Et après, vous vous demandez encore pourquoi je veux changer de boulot hein ?

jeudi 12 novembre 2009

Tics verbaux

Comme tout le monde (du moins je pense), j’ai des petits tics de langage, des expressions que je sors à bout de champ, plus ou moins longue mais que je ne peux pas contrôler. Petite revue de presse :

- « c’est clair » : alors celle-là, c’est une horreur, je dois la sortir tous les quart d’heure environ. Très pratique, elle permet de confirmer un point de vue sans devoir rentrer dans les détails barbants d’une conversation de 3 heures. Oui, mon « c’est clair », en gros ça veut dire « je me tape de ce que tu me racontes, je dis juste ça pour que t’ailles parler à quelqu’un d’autre ».

- « Tu m’étonnes » : variante de « c’est clair ». Oui parce que balancer cinq fois de suite « c’est clair » dans une conversation ça serait un peu trop voyant, il est nécessaire de diversifier son vocabulaire. Le « tu m’étonnes » fait donc son effet également car il démontre d’un intérêt pour le sujet abordé par l’autre tout en permettant une conclusion ferme et définitive (oui parce que va enchaîner après ça… Et par expérience, je peux vous dire que ça marche bien !).

- « Tout ça ne nous ramènera pas Mike Brant » : A placer en fin de discussion pour dire qu’on a fait le tour du sujet et qu’il n’y a plus rien à en dire ou que, on pourrait en parler des heures, on arriverait toujours à la même conclusion. Très pratique, cette expression surprend tellement les gens qu’ils en oublient le contenu de la discussion.

- « Pain beurre ». Petite expression quand on cafouille sur un mot. Suite à un cafouillis verbal, je prononce ces deux mots à la suite qui permettent de reconnecter mon cerveau et de pouvoir enchaîner en prononçant de manière correcte et avec une diction irréprochable le mot ou l’expression sur laquelle j’ai buté. Petit problème : lors d’un dîner de famille, au prononcé de cette expression, ma tante sise à ma droite m’a passé le beurre croyant que je lui demandais un peu de cette matière grasse.

- « Tu iras brûler en enfer et tu seras entouré de 1000 jeunes filles vierges » : expression réservée à une seule personne quand elle me fait des réflexions pas sympa pour lui signifier que le vie après sa mort va être terriblement chiante et ennuyante.

- « ça va ça va ». Tic verbal hérité de ma tendre mère. A la question « comment ça va ? », je ne peux m’empêcher de devoir répondre par un « ça va ça va ». Oui, parce que dire juste une fois « ça va », ça ne suffit pas apparemment… Ce petit tic fait beaucoup rire et j’ai beau essayé de faire des efforts pour me contrôler, à chaque fois, c’est pareil, je suis obligé de doubler mon « ça va ».

- « putain merde fais chier »… Bon, j’avoue c’est pas classe du tout mais c’est mon insulte fétiche quand y’a un truc qui merdouille. Automatiquement, je suis obligé de sortir ce chapelet de jurons qui me permet de me détendre un peu et d’essayer de résoudre mon problème. Cette jolie expression faisait souvent dire à mon ex-cobureauteuse « FX, je crois que tu es un peu grossier parfois ».

mercredi 4 novembre 2009

De mignons moignons

Tiens je sais plus si je vous ai dit le pourquoi du nom de mon blog. Ou du moins du “Poulpi”. Ca remonte à une époque lointaine (le lycée) où mes longs doigts fins et élastiques faisaient rire mes ami(e)s au point que ces derniers avaient décrété que je n’avais pas des doigts mais des tentacules et que pour le coup je devais être issu d’un croisement entre un humain et un poulpe. Et histoire de rendre ce sobriquet plus affectueux, le Poulpe est devenu Poulpi…

Le truc, c’est que j’ai un tic avec mes tentacules… Un tic qui fait que je me fais régulièrement engueuler comme c’est pas permis (même que Caïpirhinia, elle a pas besoin de le voir, elle le sent quand je le fais et donc m’engueule quand même…).

Oui, je suis un rongeur de doigts, je les mange. En fait pour être plus précis, j’arrache à coups de quenottes les peaux entourant mes ongles. Et le problème c’est que je vais parfois jusqu’au sang. Et en ce moment, je souffre beaucoup parce que au niveau de mon majeur droit, j’ai réussi l’exploit de bouffer mes peaux jusqu’à la première phallange.

Et ça fait un mal de chien putain de sa race !!! Oui, parce que pour le coup, je peux plus plier mon doigts parce ça tombe pile sur l’endroit où la chair est à vif !!! Bouh hou hou, j’ai maaaaaaaaaaaaaaaaal !!! Dans ce genre de cas, je me dis “Oui, Caïpi avait raison, je dois plus me manger les doigts ou je vais finir avec des moignons” (ce qui, vous avouerez n’est pas du tout pratique pour ma future carrière de trapéziste international…).

Ouais, ben que dalle, j’ai beau voir que ça fait mal et que c’est idiot, ben dès que la peau repousse, je recommence ! (et en attendant je change de doigts aussi… Oui, j’en ai 10 aussi donc ça m’assure un bon turn over quand même…).

Mais en même temps, je dois vous l’avouer, c’est pas ma faute !!! Non, c’est génétique ! Oui, parce mon pôpa il fait pareil que moi (sauf que lui c’est encore pire parce chez moi j’arrive à proscrire ça à 2 ou 3 doigts max alors que lui c’est tout les doigts…). Alors, je suis rassuré car non mesdames et messieurs, je n’ai pas un tic, j’ai une maladie génétique !!!

J’attends donc avec impatience qu’on lance un poulpithon afin de récolter des dons permettant de trouver un remède à ce terrible fléau…

mercredi 28 octobre 2009

Ma boîte à secrets

Quand j’ai refais ma chambre l’an dernier, j’ai décidé de bazarder mon vieux bureau d’étudiant et d’y mettre à la place une jolie commode baroque fushia :) Problème : j’entassais régulièrement mon bureau de tout ce qui pouvait se trouver dans mes poches…

Alors j’ai décidé d’acheter une jolie grosse boîte à bijoux dans laquelle pouvoir entreposer tous mes trésors.

Dernièrement, j’ai retrouvé un de mes bijoux préférés (non, clairement mon bijou préféré). J’ai toujours eu une bague : d’abord un anneau tout simple en argent que j’ai perdu il y a 4 ans au fond d’un lac en Auvergne, puis une bague un peu plus stylée que j’ai laissée tomber parce que too much au final pour aller bosser en costard avec, puis un anneau tout simple en métal noir acheté 6 $ aux US qui, vu le prix, s’est brisé après un « give me 5 » un peu brutal avec une cops.

Mais mon bijou préféré, ce n’est pas une bague. Non, c’est un joli bracelet. T. me l’avait offert pour notre premier Noël ensemble. C’était aussi son premier cadeau. Je me souviens encore du paquet. Un papier transparent à l’intérieur duquel le bracelet était enveloppé dans une feuille de papier de soie violet. Et à l’intérieur de cette feuille de papier de soie, ledit bracelet avec plein de petits copeaux de papier de couleur.

Dès que je l’ai vu, je l’ai adoré. Je l’aime beaucoup pour plein de raisons. D’abord il est beau, j’aime ces trois lanières de cuir et les trois anneaux qui l’entourent. J’aime aussi ces trois anneaux car ils ne sont pas fixés sur les lanières de cuir et donc ils bougent. Or, quand je suis stressé, que je réfléchis ou même de manière tout à fait machinale, je porte ma main à mon poignet droit, prend ces petits anneaux le long de mes doigts et fait glisser ces anneaux autour de leur lanière de cuir. C’est très apaisant et relaxant. Et puis je l’aime beaucoup car j’y ai beaucoup de souvenirs attachés, de très bons souvenirs. Et puis je l’aime enfin parce que c’est une personne pour qui encore aujourd’hui j’ai beaucoup d’affectation qui me l’a offert.

Il y a quelques temps de ça, on m’avait demandé sur le ton de l’humour mais de manière assez sérieuse de l’enlever. Je m’étais donc plié à cette demande et avais sacrifié mon petit bracelet.

Et dernièrement, en fouillant au fond de ma boîte à secrets je l’ai retrouvé. C’est donc avec un plaisir certain que je l’ai de nouveau accroché à mon poignet, les raisons m'ayant poussé à m'en séparer étant devenues caduques. Passées les premières minutes étranges de cette sensation d’un objet inconnu accroché à son poignet, très vite je ne l’ai plus senti comme s’il s’était de nouveau greffé à ma peau. Et de nouveau, mes doigts font glisser les anneaux le long des lanières de cuir, de nouveau j'entends le cliquetis des anneaux qui s'entrechoquent, de nouveau je passe ma main le long des lanières de cuir vieillies par le temps mais toujours aussi douces.

Ce petit bracelet je l’adore et il m’avait beaucoup manqué.

mercredi 21 octobre 2009

L'auberge espagnole

Dans ma famille, notre maison, c'est un peu l'auberge espagnole. Y'a toujours quelqu'un qui passe et qui squatte quelques jours ou toujours un pote des mes parents qui s'arrêtent pour bouffer ou boire un coup.

Pour le coup, ben c'est une habitude que j'ai reprise. Mes chez moi, ça a toujours été l'auberge espagnole. A Bordeaux, dans le premier appart que j'occupais avec ma soeur, mon actuel coloc (qui à l'époque n'était pas mon coloc et avait son propre appart) devait passe renviron 80 % de son temps chez moi (c'est l'époque où on suivait tous les jours avec une attention et une fébrilité particulière les épisodes de Melrose Place même que lui il a raté le tout dernier et que je suis le seul à savoir qu'Amanda et Peter ont fait croire à leur mort dans l'explosion de la maison alors qu'en fait ils vivent sur une île déserte... Bref, je m'égare...). Il se sentait tellement chez lui qu'il était du genre à arriver, prendre la télécommande des mains de ma soeur et changer de chaîne en lui disant "c'est nul ce que tu mates, je change de chaîne !" (il vait raison en plus, c'était nul ce qu'elle regardait, même qu'on allait rater Melrose à cause d'elle...).

Ensuite, j'ai récupéré pendant deux mois une copine qui n'avait plus d'appart (ça tombait bien, j'avais une chambre de libre dans le 100 m² que j'occupais à l'époque). A l'époque je vivais aussi avec ma soeur et vivre avec deux filles c'est trèèèèèèèèèès difficile... Ca parle beaucoup, ça c'est pas cuisiner (le seul essai de leur gateau au chocolat s'est transformé en "alcolo-chocolat", la dose de rhum qu'elles avaient foutu dedans aurait réussi à saoûler un régiment entier de marins...). Et puis elles étaient pires que la Gestapo ! Dès que je sortais de l'appart, j'avais droit à un choeur de "tu vas où ? avec qui ? tu reviens à quelle heure ?" jusqu'au moment où je finissais par les envoyer chier hein...

Puis ensuite, un autre pote de passage qui a dû resté un petit mois avant de se barrer sur Paris.

Et dernièrement sur Paris, dans mon chez moi avec ma chambre "barroquo-chic que quand tu rentres dedans tu sais c'est pour quoi faire", j'ai inauguré le principe de "l'auberge des coeurs brisés" ! C'est pas compliqué en fait. Dès qu'on pote se fait plaquer ou plaque sa keupine, il rapplique illico à la maison dans l'attente de trouver un nouveau toit. Bon, ça a commencé début 2009, et il se trouve que le premier hôte de l'auberge des coeurs brisés en est devenu par la suite associé à part entière (ouiiiiii c'est mon fameux coloc dont je vous parlais plus haut).

Et dernièrement, j'ai récupéré deux semaines un autre pote dont sa copine venait de le plaquer à 3 semaines de leur mariage... Ouille, ouille, ouille !!!

Bref, je commence à maîtriser le sujet : on fait de la popote, on débouche pas mal de bouteilles, on discute beaucoup, on donne des conseils, on se couche à pas d'heure... Je deviens le spécialiste dans l'accompagnement des âmes fraîchement solitaires !

Par contre, je pense que je vais pas tarder à faire payer les nuitées et les repas parce qu'à ce rythme, je pense que je peux me faire des couilles en or...

mardi 13 octobre 2009

Où vais-je, que fais-je, dans quel état j'ère ?

2009 année du neuf ! Ouais, ben à quelques mois de la fin de cette année, effectivement, je peux dire que du neuf, y'en a eu cette année, à tous les niveaux, en bien ou en mal.

Donc tant qu'à faire, quitte à faire peau neuve, autant aller jusqu'au bout ! J'ai donc décidé depuis peu de changer de taf. Non, on ne s'inquiète pas, je ne rejoins pas le cirque Zavatta (quoique, ça pourrait être drôle...). Non, j'essaie juste de changer de ministère. Au bout de 3 ans sur le même poste, ça devient un peu lassant donc quand on commence à venir au taf à reculons, il vaut mieux penser à bouger.

Je retrouve donc les joies de la recherche d'emploi, de la rédaction d'un CV et d'une lettre de motivation... Et je peux vous assurer que ça ne m'avait pas du tout, mais alors pas du tout manqué !!! Qu'est ce que ça peut être pénible de devoir expliquer en long en large et en travers pourquoi on est intéressé par tel poste et oui, pourquoi je suis le meilleur candidat et pourquoi je vous aime et que je vais m'ouvrir les veines si vous me recrutez pas...

Quant au CV, n'en parlons pas... Bon, mon dernier CV remontait à l'année de mon DESS (pardon, on dit Mastère aujourd'hui...), c'est à dire il y a -biiiiiiiip- ans. Ca m'a donc permis de faire un joli tri dans mon CV et d'enlever le superflu qu'il pouvait y avoir (notamment les stages divers et variés qu'on croit intéressant de mentionner alors que non, ça n'intéresse personne de savoir que tu as été manager-toiletteur chez "Toubo Mon Toutou"...). Enfin, au final, c'est certes chiant mais ça fait tellement plaisir une fois le travail accompli de se dire que son CV, il est tout beau tout propre et que la lettre de motiv, franchement, si c'était moi qui recrutait, je m'engagerai rien qu'en l'ayant lu !

Après, y'a plus qu'à postuler comme dirait l'autre ! Bon, alors j'ai déjà du bol, c'est qu'au final, y'a pas mal de possibilités qui s'offrent à moi. Entre une mobilité interne, des postes dans d'autres organismes, voire une candidature dans une autre capitale, y'a le choix. Le truc c'est qu'il faut choisir et là par contre, je suis pas super doué. Ouais, j'avoue, en fait j'ai postulé à tout. Après tout, mieux ne vaut tout pas miser sur le même cheval, hein...

Bref, en tout cas, tout ça occupe bien mes journées, me fait penser à d'autres choses, me permet de me projeter dans l'avenir et d'imaginer mon futur. Bref, c'est un bon paliatif !

Alors mes chéris, là, on se sort les doigts, on va à Lourdes, on va brûler des cierges, on va chez le Marabout, on fait une séance d'exorcisme ou tout ce que vous voulez, mais vous vous démerdez pour m'envoyer le plus d'ondes positives possibles !!!

Ensemble, tout est possible...

mercredi 7 octobre 2009

Le roi du trapèze

Ouais, bon, pour ceux qui ont pas encore suivi, grâce à la keupine de mon coloc, aka "Mimi la Coquine", je me suis mis à un nouveau sport : le trapèze fixe. Alors, comme dirait Mimi, c'est pas du sport d'abord, c'est un art du cirque (comme la corde, le tissu...) !

Ben en tout cas, moi ça me branche bien, j'adooooooooooore ça !!! J'apprends à faire la sirène, le hamac, à bien tendre mes jambes sur mes tours d'appuis, galère avec mes jarrets, deviens un pro du temps cambré, arrivera - un jour - à faire le cheval... Et en plus je suis plutôt doué, j'apprends vite et ça c'est le top de voir ses progressions et de voir la marge de manoeuvre qu'on a encore.

Et puis je vais devenir tout souple et super baraque et avec ça je vais pécho comme un malade mouhahaha (ou pas...).

Et puis c'est cool aussi parce que je rencontre plein de nouvelles personnes. Bon alors mecs et filles, tous en règle générale sont des danseurs pros ou des accrobates donc niveau souplesse et style, parfois j'ai du mal à suivre et je vois les looooooongs efforts qu'ils me restent à faire.

Mais c'est rigolo, ça permet de rencontrer des gens que je n'aurais jamais rencontré via mon réseau d'amis ou professionnel classique. Ainsi, par exemple, deux p'tit djeunes (21 et 22 ans et supers balèzes, c'est dégueu...) font ça comme job à plein temps et là sont engagés par le cirque Zavatta. Sinon, il y a aussi des danseurs pro dont un qui vient d'être recruté à l'Opéra de Paris et un autre qui fait partie d'une troupe qui part en tournée au Liban.

Bref, c'est cool car ça fait un bien fou, une grande brassée d'air frais. Juste rencontrer des gens qui vivent différemment de toi, qui pensent différemment de toi, qui ont une vision de la vie différente de toi, de gens qui vivent de leur passion. Et ça, ça te remet en cause un peu et finalement fait prendre conscience de plein de choses, d'apprendre à profiter surtout, de ne pas renier ses passions et les placer au centre même de sa vie.

C'est assez agréable pour moi en tout cas. Ca se combine avec plein de choses qui se passent dans ma vie en ce moment et ben pour le coup, j'envisage ma vie future de manière différente. Pas forcément de grands chamboulements, mais juste des ajustements, juste pour mieux apprécier et ne pas regretter. Et puis ça déplace aussi mes priorités, ça me fait prendre conscience que les choses que je pensais être prioritaires dans ma vie ne sont finalement que secondaires voire même très accessoires.

Ouais, en fait je peux vous le dire, maintenant, mon plan B, c'est d'ici 3 ou 4 ans (pour mes 25 ans quoi...) aller bosser dans un cirque... :)